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Cristiano Alberghini
 
 

Locandina

Rassegna stampa

[ link ] Il quotidiano della Calabria - 11 giugno 2008

 

Nomos (Italie/2008)

Nomos (Italie/2008)
Durée: 15'
Metteur en scène: Giovanni Modaffari


"L’on dit, chanta Snaebjorn,
Qu’au large, au delà de ce champ là bas,
Les Neuf Filles du Moulin de l’Isle
Remuent avec véhémence la meule des écueils
Cruel  aux  rangs – les Filles qui aux Ages
Passés moulurent la farine d’Hamlet.
Le bon capitaine laboure le gîte de la coque
De l’avant à bec de son navire. Là,
La mer est nommée le Moulin d’Amlodi"


Ecrit et mis en scène par Giovanni Modaffari

Interprété par:  Bob Bacon
                          Natia Shengelia
                          Loredana Micheletta

Camera: Andrea Barone, Giovanni Fumu

Montage:  Andrea Barone, Giovanni Fumu

Musique: Cristiano Alberghini

Assistance technique: Flavio Milzani

Son et effets: Giulio Abbatista

Distribution: The Sponk Studio

Durée: 15 min.


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La “règle”, la “loi non-écrite” , mot grec Qui s’est prêté à plusieurs interprétations dans une variété de disciplines différentes.

Philosophie, anthropologie, urbanisme… Le principe évocateur du mot a toujours renvoyé  à une inspiration ayant son origine dans l’Univers-même, pour régler l’enchaînement des événements se sur la Terre, incluant également le déroulement de la vie en ses multiples phases. Imbu des échos mythiques que les lieux proposent sans cesse.

Nomos nous accompagne sur les pas du protagoniste. Celui-ci ne peut être identifié que dans le personnage du Nomade (l’homme sujet du Nomos), qui revient sur les pas qu’il avait parcourus beaucoup de temps auparavant. Il revient sur la terre, dans un lieu qui est devenu désert  mais qui est merveilleusement vif et vivant. Ce type de décor se prête bien à la représentation lyrique de l’homme post moderne, car on y évoque un passé dont il ne voit plus le visage. C’est un passé fait d’ambitions, d’aspirations au Vrai et au Beau qui sont désormais fragmen ées. Un lieu dont l’on voit les façades. Derrière les grandes portes il n’y a aucun plafond mais tout simplement des ruines colonisées par la nature gisant sous le ciel. C’est un chemin d’attente désiré et hors d’haleine. Le protagoniste est ému pour la découverte qui s’approche en forme de lumière, et  il implore la nuit aussitôt qu’il aperçoit enfin la route qui l’attend. C’est son dernier rêve ou peut-être son premier. Il rentre dans son noyau originaire.

Les portes qui lui avaient été présentées comme des abris pendant son parcours sont maintenant irrémédiablement fermées. En proie à une sensation fictive de claustrophobie, il ne résiste pas à un élan vers les espaces ouverts, le ciel et la mer. Il découvre avec horreur que ceux-ci ne lui suffisent plus. Un anonyme chemin hors du temps s’offre à lui sur la plage. Enfin un passage s’ouvre devant lui. C’est un « au-delà», un « outre » qui l’attend.